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vendredi, 29 février 2008

Les élections municipales et la Ferme de Montsouris

 

Les principaux candidats aux prochaines élections municipales dans le 14e arrondissement sont par ordre alphabétique :

 

  • Marie-Claire Carrère-Gée pour l’UMP,
  • Pierre Castagnou pour le PS et le PC,
  • René Dutrey pour les Verts,
  • Patrice Maire pour Monts 14,
  • Marielle de Sarnez pour le Modem et
  • Pierre Vallet pour le Nouveau Centre.

 

Comme lors des élections précédentes (où vous avez été plusieurs milliers à venir sur notre blog, pour lire leurs réponses) le Collectif s’entretiendra avec ces candidats en leur posant deux questions.

 

mercredi, 06 février 2008

Chronologie (suite)

 

11/01/07, avec l'autorisation de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), le promoteur se livre à des sondages et à des essais pressiométriques de résistance sur les piliers qui soutiennent la carrière classée Monument Historique.

 

25/01/07, Aimé Paquet, expert réputé, annonce à propos de ces essais : "Pour notre part, ces sondages ne servent strictement à rien vis-à-vis de la carrière. Celle-ci est connue et les caractéristiques du calcaire aussi [...] Par contre, nous ne pouvons que réitérer nos plus expresses réserves sur le caractère néfaste d’une telle intervention et sur l’augmentation des risques de déstabilisation des piliers et du ciel".

 

23/02/07, le Parisien publie la photographie d'un pilier souterrain endommagé par ces travaux,  l'expert Aîmé Paquet avait raison.

 

18/10/07, la Cour administrative d’appel de Paris annule le refus du permis de construire (075 014 00 V 0048) par la Ville, refus qui était intervenu le 19 mars 2004.

 

- 18/10/07, la même Cour administrative d’appel confirme l'annulation de l'autorisation de travaux du 9 juin 2005. Ce jugement est fondamental, il interdit au promoteur d'implanter des fondations modernes dans le Monument Historique souterrain, ce jugement empêche donc ipso-facto toute construction nouvelle sur ce site.

 

- 21/12/07, le permis de construire (075 014 00 V 0048) est refusé, pour la 2e fois, par la Ville.

 

jeudi, 31 janvier 2008

La demande de Déclaration de travaux a été refusée

 

Nous venons d'apprendre que la demande de travaux (DT-075-014-07-V-0297), déposée par la Soferim, a été refusée par la Ville le 20 novembre dernier.

 

Il s'agissait notamment de recouvrir de béton la façade de l'immeuble sur rue du 26, rue de la Tombe-Issoire et de démolir la toiture pour en construire une autre.

 

L'ABF (Architecte des Bâtiment de France) avait donné un avis favorable à ces travaux, tout en l'assortissant de plusieurs réserves. La Ville s'est appuyée sur ces réserves pour refuser ces travaux.

 

dimanche, 30 décembre 2007

Le permis de construire a été refusé

 

Ce 21 décembre, le permis de construire (075 014 00 V 0048) a été refusé par l'Hôtel de Ville.

 

C'est la deuxième fois qu'il est refusé par la Ville.

 

lundi, 03 décembre 2007

Assemblée Annuelle du Collectif de Port-Mahon et de la Ferme de Montsouris

 

Le 2 décembre, au dancing de La Coupole, s'est tenue notre Assemblée Générale.

 

Malgré la pluie, vous avez été nombreux à vous déplacer et nombreux à adhérer.

 

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Lors de la réunion, nous avons rappelé les principaux événements de ces derniers mois et notamment le jugement du 18 octobre 2007 qui annule l'autorisation de travaux.

 

mercredi, 28 novembre 2007

Aujourd'hui dans 20 Minutes

 

Au Formule 1, le provisoire dure depuis deux ans

 

Rester ici deux ans, c'est comme si on était en prison », confie Cissé, la vingtaine, qui habite une chambre de neuf mètres carrés à l'hôtel Formule 1 de la porte de Châtillon (14e), avec son mari et son fils de 5 ans. Dans les pièces voisines, des cris de bébés retentissent. Les plus grands jouent dans le couloir, à même le sol ou sur leur tricycle. Ce sont les oubliés du squat de la Tombe-Issoire (14e), évacué en septembre 2005 pour cause d'insalubrité. Neuf familles ont été relogées, mais quinze sont restées sur le carreau. Elles avaient été placées là de façon « temporaire », « pour deux ou trois semaines », leur avait-on promis. L'ambassadeur de Côte d'Ivoire avait même fait le déplacement pour les convaincre de la bonne foi des autorités, et les inciter à monter dans les bus dans le calme. Pourtant, aujourd'hui, elles entament « une troisième année de galère », lâche Kandé, 26 ans, le mari de Cissé.

 

Un quotidien compliqué

« Le plus dur, c'est de faire la cuisine », explique Gladys, 24 ans, maman d'un petit Adam de 20 mois. Enceinte « de trois mois et demi » le jour de l'expulsion, elle n'imaginait pas élever son fils dans ces conditions. « Je chauffe sa nourriture sur une plaque posée à même le sol. Mais mon petit, il touche à tout, c'est de son âge. Il s'est déjà brûlé », s'inquiète-t-elle. L'hiver, elle pose ses vivres sur le rebord de la fenêtre, mais « le pire, c'est l'été. Il faut tout manger dans la journée. » Parfois, les femmes vont cuisiner chez une amie et reviennent avec des marmites de nourriture, qui passent de chambre en chambre. Mais les familles dépensent aussi beaucoup « au KFC et au McDo », selon Cissé.

 

De multiples tensions

Difficile aussi de gérer la promiscuité. « On vit les uns sur les autres, alors parfois, il y a des bagarres. La police a déjà dû intervenir pour séparer les hommes », confie Mickaëlle, 27 ans. La tension est surtout montée d'un cran quand les squatteurs de Cachan ont à leur tour investi l'hôtel, durant l'été 2006. « Pour eux, parce que leur expulsion était médiatique, on a trouvé des logements. Ils sont tous partis, nous, on est restés, ils nous sont passés devant », s'indigne Ignace, le porte-parole des anciens squatteurs de la Tombe-Issoire.

Le directeur de l'hôtel, Françis Catesson, les a « tous mis au même étage », pour ne pas « gêner les touristes ». Mais cette situation traîne, et il perd patience. « Je ne suis pas directeur d'un foyer Sonacotra, je ne suis pas assistante sociale. Il faut que l'on revienne à notre vocation première, qui est de faire du tourisme. Je compatis envers eux, mais je n'ai pas les moyens de leur trouver des appartements. »

 

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La Ville et la préfecture se renvoient la balle

Pourtant, la plupart des ex-squatteurs ont des papiers, travaillent, payent des impôts. Mais la préfecture et la Ville se renvoient la balle pour leur trouver le HLM promis. La préfecture a relogé neuf familles, mais a baissé les bras en voyant que la municipalité ne mettait pas la main à la pâte. « Il n'y a pas eu de protocole entre la préfecture et nous pour que l'on reloge des gens. C'est la préfecture qui expulse, elle se débrouille », lance Pierre Castagnou, maire (PS) du 14e arrondissement. Mais il évoque bientôt un contentieux entre ces deux instances pour justifier son désengagement. « Lors des expulsions précédentes, nous avions relogé beaucoup plus de familles que prévu. Si aujourd'hui l'Etat reloge ces gens, ça va contribuer à remettre les compteurs à zéro », lâche-t-il.

En attendant, le compteur tourne au Formule 1. A 43 euros la chambre, chaque famille coûte 1 300 euros par mois. Un loyer entièrement pris en charge par l'Etat, qui a donc déjà déboursé plus de 800 000 euros en deux ans pour les vingt-cinq chambres des ex-squatteurs. « C'est vraiment du gâchis, car avec notre travail, on aurait tout à fait les moyens de payer un loyer », note Kandé.



Magali Gruet - ©2007 20 minutes

 

http://www.20minutes.fr/article/197438/Paris-Au-Formule-1...

 

vendredi, 23 novembre 2007

Nouvelle demande de déclaration de travaux

 

Dans le Bulletin Municipal Officiel du 20 novembre, on apprend :

 

DT-075-014-07-V-0297

- 26 au 28, rue de la Tombe Issoire.

- Pétitionaire : Melle Anne-Sophie VASSORT, S.N.C. DE LA TOMBE ISSOIRE, 9, rue de Téhéran, 75008 PARIS.

- Architecte : Cabinet HERTENBERGER, 23, rue du Renard, 75004 PARIS.

- Ravalement des façades sur rue et cour avec remplacement de fenêtres, pose de volets, réfection de la couverture, verrière et souche de cheminées d’un bâtiment à usage d’habitation.

- Date de recevabilité : 24-09-2007.

 

La Mairie a 2 mois pour refuser ou accepter ces travaux.

 

mercredi, 21 novembre 2007

Le permis de construire

 

Le 12 novembre, le Conseil de Paris a adopté un voeu, déposé par René Dutrey et l'exécutif, sur le permis de construire (075 014 00 V 0048).

 

 Photo de la salle du Conseil

 

Jean-Pierre Caffet, ajoint à l'urbanisme à la Mairie de Paris, a présenté ce voeu ainsi :

 

"C'est une question de droit, compte tenu de l'annulation par la cour d'appel de l'autorisation ministérielle qui avait été donnée pour faire des travaux dans la carrière de Port-Mahon (cette autorisation n'existant plus, puisqu'elle a été annulée par la cour d'appel), la Ville n'est pas en mesure de délivrer un permis de construire."

 

Vous pouvez suivre le film de ce débat et le vote de ce voeu 40 bis sur :

 

http://194.153.110.182/video/video.php?vod=1&date=121...

 

ou sinon sur :

 

http://194.153.110.182/video//video.php?vod=1&format=...

 

mardi, 06 novembre 2007

L'Assemblée Générale du Collectif de Port-Mahon et de la Ferme de Montsouris

 

Notre assemblée générale se tiendra le :

 

Dimanche 2 décembre 2007

à 14h45

 

à La Coupole

102, boulevard du Montparnasse

(au sous-sol de l'établissement)

75014 Paris

M° Vavin.

 

Préalablement à cette AG, toutes les pièces comptables de l’exercice 2006 seront présentées les 14 novembre et 28 novembre 2007 à tout membre du Collectif qui le souhaite.

 

 

Ordre du jour de l'AG (seules les personnes ayant payé leur cotisation pourront statutairement prendre part au vote) :

 

- Rapport moral

 

- Rapport financier de l'exercice écoulé

 

- Election des membres du CA

- Les membres du Conseil d’Administration sont, selon l’article 8 de nos statuts, élus pour 3 ans,

- Si vous voulez être membre du Conseil d'administration, vous pouvez poser votre candidature en écrivant au Collectif de Port-Mahon (adresse postale : 149, avenue du Maine 75014 Paris),

 

- Questions diverses,

 

- Fin de l'assemblée générale prévue au plus tard à 17 heures.

 

lundi, 29 octobre 2007

Stand du Collectif

 

Dimanche 28 octobre, s'est tenu le vide-grenier de la rue de la Tombe-Issoire.

 

Le Collectif y proposait un stand, aux côtés de Monts 14 et de la Société d'Histoire et d'Archéologie du 14e arrd.

 

Nous avons accueilli et renseigné les riverains et les Parisiens, toujours aussi interessés par cette affaire et ses derniers rebondissements.

 

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vendredi, 19 octobre 2007

L’Hôtel de Ville perd face à la Soferim

 

Il est heureux qu’hier le Collectif ait gagné son procès qui l’opposait au promoteur.

 

En effet, nous venons d’apprendre que, le même jour, l’Hôtel de Ville a perdu ses deux procès sur ce dossier.

 

Dans le premier contentieux, le promoteur contestait le refus du permis de construire (075 014 00 V 0048). Le juge lui a donné gain de cause, le refus étant mal motivé.
La Ville a 2 mois pour mieux motiver son refus.

 

Le deuxième contentieux concernait la préemption de tout le site par la Ville.
Là encore cette préemption a été annulée par le tribunal, elle était tout autant mal motivée.

 

jeudi, 18 octobre 2007

Une victoire importante

 

Aujourd'hui, le jugement de la Cour administrative d’appel de Paris est tombé.

 

On se souvient que le 9 juin 2005, la Cour administrative nous avait donné raison, en annulant l’autorisation de travaux du Ministère de la Culture.
On se souvient que le promoteur avait fait appel de ce jugement.

 

Or, aujourd'hui, la cour d'appel vient de confirmer cette annulation de 2005.

 

Ce jugement est fondamental, il interdit au promoteur d'implanter des fondations modernes dans le Monument Historique souterrain. Et, comme on ne peut construire des immeubles sans fondation, ce jugement empêche ipso-facto toute construction nouvelle sur ce site.

 

 

vendredi, 12 octobre 2007

Vide-grenier de la Tombe-Issoire

 

Dimanche 28 octobre

rue de la Tombe-Issoire

 

le Collectif tiendra un stand (vers le N° 83 de la rue)

à l'occasion du grand vide-grenier de la Tombe-Issoire.

 

jeudi, 06 septembre 2007

Forum associatif

Pour la rentrée, nous serons présents au Forum des associations, au côté de la Société Historique et Archéologique du 14e :

 

Samedi 8 septembre

de 14h à 18h

 

Parvis de la Mairie du 14e et place Jacques Demy

(M° Mouton-Duvernet ou Denfert-Rochereau)

 

Vous pouvez venir nous y rencontrer.

A samedi...

vendredi, 20 juillet 2007

Un Espace Vert... Protégé ?

 

Depuis l’expulsion complète du 2 septembre 2005, le propriétaire-promoteur a cadenassé les 26-30, rue de la Tombe-Issoire et 15-17, villa Saint-Jacques.

 

Puis, les jardins ont été supprimés (l’espace vert était pourtant protégé EVP par la Ville de Paris). La plupart des arbres ont été arrachés, notamment les deux grands pruniers qui avaient été plantés par l’Abbé Keller.

 

Trônent, aujourd’hui, en lieu et place, des gravats et des ordures.

 

Un camion est même venu de l’extérieur, déverser une benne de détritus, ensuite éparpillés sur tout le terrain.

 

On peut se référer au constat d’huissier que nous avons fait réaliser, aux diverses photographies et au rapport des Service Technique de l’Habitat de 2005, pour juger de ce qui a été fait au cours de ces 2 années...

 

jeudi, 19 juillet 2007

Article dans La Croix

 

Mercredi, la situation des expulsés a été évoquée par le journal La Croix :

 

Ignace est délégué des familles résidant au Formule 1 Porte de Châtillon à Paris.

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« Nous avons été expulsés il y a deux ans du 26, rue de la Tombe-Issoire. À l’heure actuelle, neuf familles ont été relogées et une quinzaine vit toujours dans le Formule 1. Tout le monde en a assez de cette vie-là. Après l’école, les enfants s’amusent dans le couloir. C’est un petit peu dur à supporter. On gêne tout le monde.

Par ailleurs, on n’a pas de cuisine à notre disposition et donc pas de réfrigérateur non plus. Nous ne pouvons pas nous rendre au restaurant du Formule 1, c’est trop cher. La seule solution est donc de manger à l’extérieur tous les jours, dans des fast-foods. On a envie que ça s’arrête. On a fait des démarches auprès de la mairie du 14e arrondissement. Mais qu’est ce que l’on peut faire ? Rien. Alors on attend toujours. À Cachan, ils ont été près de 80 % à être relogés, nous, cela représente à peine 20 %. Il y a un vrai problème.

Mais on pense qu’en faisant des efforts, les pouvoirs publics pourraient trouver des logements pour tout le monde. Que ce soit la mairie, la préfecture, peu importe. Nous, ce qu’on veut, c’est quitter l’hôtel pour trouver quelque chose de correct. »

 

Cet article peut se consulter sur :
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2309318&a...

 

dimanche, 01 juillet 2007

1 770 visiteurs au mois de juin

 

Vous êtes toujours plus nombreux à visiter ce site.

 

Au mois de juin, vous avez été 1 770 visiteurs uniques (c’est-à-dire avec une adresse IP différente).

 

Cet intérêt, pour un sujet pourtant local, montre bien l’attachement des citoyens à ce patrimoine parisien.

 

mardi, 26 juin 2007

Le Collectif a 5 ans

 

Pendant ces 5 années, il a obtenu :

 

1) En 2005, gain de cause sur le fond du dossier, au Tribunal Administratif (annulation de l'autorisation de travaux et confirmation du refus du permis de construire),

2) En 2007, le voeu d’achat par la Ville (avec préservation et restauration intégrale de tous les bâtiments) ; la Ville offrant à cette occasion 9 millions d’euros au promoteur qui n'a acheté que 6,38 millions d’euros,

3) plusieurs centaines d’articles de presse et de reportages.

 

Après ces 5 années, il reste au promoteur à se décider entre :

 

- attendre et attendre toujours

ou

- vendre en se contentant d'une plus-value de 2,62 millions d’euros.

 

jeudi, 21 juin 2007

Paris souterrain

 

En couverture du Paris Souterrain, d'Emmanuel Gaffard, qui vient de sortir aux éditions Parigramme (http://www.parigramme.fr/) : la carrière du chemin de Port-Mahon.

 

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A la page 29, on précise :

« Le Chemin du Port-Mahon, l’une des plus belles carrières de Paris, aujourd’hui menacée, se trouve sous la rue de la Tombe-Issoire. »

 

mercredi, 13 juin 2007

Yves Cochet

Le député sortant de la 11e circonscription, Yves Cochet (Verts et PS), ancien ministre, se représente aux élections législatives du 17 juin prochain. Il vient aujourd'hui de répondre à nos questions, sur le dossier de la Ferme de Montsouris et de la carrière du chemin de Port-Mahon.

 

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Quel est votre sentiment général sur ce dossier ?

 

D’abord je tiens à dire que c’est un dossier qui me tient à cœur et que je suis depuis le début de mon mandat en 2002. Le 26 rue de la Tombe Issoire est un site dont l'intérêt patrimonial et historique est incontestable. Ce site comprenant la carrière, l’aqueduc et la ferme est un exceptionnel lieu de mémoire, qui plus est, dans un bon état de conservation. La carrière est intacte, l’aqueduc également, la ferme est elle aussi restée quasiment dans son état d’origine. Sa préservation est un des enjeux majeurs de notre arrondissement.

 

Le Collectif plaide pour une protection au titre des Monuments Historiques ou pour une Protection Ville de Paris, de la dernière ferme de Paris (c’est-à-dire de la grange, de l’immeuble sur rue du 26 qui est l’entrée de cette ferme de ville, de la cours de ferme, du Pavillon Troubadour, de la Maison des Vachers et de l’aqueduc Gallo-Romain). Qu’en pensez-vous ?

 

Je plaide également pour que ce site soit placé sous la protection des Monuments Historiques. C’est ce qui a permis la sauvegarde de la carrière à une époque.
En effet, malgré le concours précieux de la Ville de Paris, la Ferme n’a été que partiellement protégée lors de l’adoption du Plan Local d’Urbanisme (PLU), puisque le 26, rue de la Tombe Issoire et la villa Saint Jacques, excepté le pavillon dit Troubadour, ne sont pas protégés.
En tant qu'élu je me suis durement opposé, et je continuerai à le faire, à la spéculation immobilière, dont les répercussions seront catastrophiques aussi bien sur le prix des logements, que sur le patrimoine. C'est le sens de mes différentes interventions, dont celle auprès du Ministre de la Culture et de la communication, Monsieur Donnedieu de Vabres, en mars 2007.
Cette pression foncière qui pèse sur ces bâtiments est réellement une menace à court terme et les mesures de protection de la Ville de Paris ne sont pas suffisantes. En effet, elles peuvent être remises en cause très facilement, le PLU pouvant être modifié sur un vote du Conseil de Paris. Depuis 5 ans, nous, les élus de gauche du 14e, la Ville de Paris et le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui suit cette affaire personnellement, sommes solidaires du Collectif de Port-Mahon pour contrer les agissements de la Soferim, l'actuel propriétaire de ce site.
C’est une affaire complexe, il y a eu le changement de propriétaire, l’expulsion des occupants, plusieurs projets. Par ailleurs, celui de la Soferim a évolué, la volonté première était de construire des logements de standing, puis une résidence étudiante et pour finir une résidence pour personnes âgées…
La Ville a proposé à la Soferim d’acquérir la ferme pour enfin trouver une solution satisfaisante pour tous. Elle a même préempté. Mais à ce jour, la Soferim a toujours refusé. En tout état de cause si la Soferim se décide à vendre, c’est un projet qui concernera la prochaine mandature.
Notre vigilance doit donc rester intacte.

 

Le Collectif se bat pour une restauration de tous les bâtiments de la parcelle. Qu’en pensez-vous ?

 

Je suis à priori favorable à une restauration du site. A ce titre, la solution, partagée par un certain nombre d'élus, d'une collaboration entre le Collectif, la Ville de Paris et le Ministère de la Culture, si le site s’avérait réellement protégé, m'apparaît la meilleure. Il sera alors possible d’établir un cahier des charges de restauration, combinant les obligations d’une restauration et l’utilisation qui va être faite de ce lieu. J'imagine ce site ouvert au public et aux associations, dans le respect de la volonté initiale de l’Abbé Keller.

 

Voulez-vous ajouter quelque chose ?

 

La Ferme Montsouris est une lutte collective, emblématique des beaux projets d'urbanisme. Il est primordial de faire prévaloir l'intérêt général sur ce dossier.
Il a fallu vaincre quelques résistances mais les avancées obtenues sont de bon augure. Je tiens à féliciter le Collectif pour son travail remarquable de préservation de ce patrimoine unique à Paris.
Comme par le passé, vous pouvez comptez sur moi pour vous soutenir et suivre de près ce dossier.

 

Nous vous remercions.