vendredi, 25 avril 2008
Les Catacombes
Alors que les Catacombes viennent de rouvrir, le blog Paris14.info déplore :
« ces travaux n'auront pas permis la remise à plat du circuit de visite et son éventuelle connexion avec les carrières classées de Port-Mahon et pour cause, la question du devenir de la Ferme Montsouris n'étant toujours pas réglée... »
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mardi, 04 mars 2008
Pierre Castagnou
L'actuel Maire du 14e arrondissement, Pierre castagnou, candidat pour le PS et le PC aux prochaines Municipales, a répondu à nos questions.
Pouvez-vous nous parler de ce que vous avez déjà accompli pour ce lieu ?
C’est une histoire longue et mouvementée. Notre première victoire a été d’obtenir que le sol de la propriété et la carrière souterraine du chemin de Port-Mahon située sous la propriété soient classés à l’inventaire des monuments historiques grâce à une décision de principe de Jack Lang, Ministre de la Culture, confirmée par un décret du 4 janvier 1994. J’étais alors élu d’opposition.
C’est en nous appuyant notamment sur ce classement que nous avons pu, par la suite, mener la lutte pour la sauvegarde de ce lieu de patrimoine historique contre l’appétit des spéculateurs immobiliers.
C’est un lieu auquel je suis très attaché. Non seulement l’aqueduc de Lutèce passe également sous la propriété qui recèle le dernier corps de ferme de la Capitale, mais c’est aussi un endroit chargé des souvenirs des combats de l’abbé Keller en faveur des démunis.
En 2003, la Fondation catholique « Les Berceaux du Souvenir » vend cette propriété, communément dénommée la ferme Montsouris, à un promoteur immobilier, la Soferim, pour un peu plus de 6 millions d’euros.
Je me suis immédiatement engagé, aux côtés du Collectif, dans la défense de ce patrimoine historique et le refus de la surdensification.
A partir de ce moment, j’obtiens le soutien personnel et sans réserve du Maire de Paris, Bertrand Delanoë, avec lequel j’agis dès lors en étroite concertation.
En mars 2004, relayant l’avis négatif que j’avais émis, il refuse le permis de construire pour un projet qui aurait abouti à défigurer le site. Le promoteur attaque cette décision devant le tribunal administratif.
S’ensuit une véritable guerre des tranchées avec le promoteur qui tente d’obtenir par d’autres moyens ce qui lui est refusé en droit. Je pense, par exemple, à ce 29 décembre 2004 où une pelleteuse de 9 tonnes entre dans la cour, détruit les jardins, saccage l’espace vert protégé et met en péril la carrière. Répondant à l’appel du Collectif, je me rends sur les lieux avec quelques élus afin de faire cesser les travaux engagés sans aucune autorisation, et j’en appelle à la police pour faire respecter la légalité. Quelques jours plus tard, la Soferim accusera « sans rire » les élus du 14ème – dont moi-même– et les associations, opposés à ses projets immobiliers, d’avoir « séquestré » sa représentante. « Séquestrée » ? Alors que nous étions dehors et que la police était venue non pas pour « libérer » je ne sais qui, mais bien plutôt pour protéger les élus des « gros bras » du promoteur immobilier.
Suite à l’épisode de la pelleteuse, la Soferim dépose une Déclaration d’intention d’alièner (DIA). Le 10 février 2005, le Maire de Paris décide, comme je le lui avais demandé, de préempter en vue de la réalisation d’un équipement de proximité dans le bâtiment de la Ferme, et de logements sociaux.
Refus de la Soferim qui attaque une nouvelle fois en Justice au motif que la préemption était insuffisamment motivée.
En 2007, il n’y avait pas moins d’une dizaine d’affaires pendantes devant la Justice entre la Soferim et la Ville de Paris sur le dossier de la Tombe Issoire. Parmi ces affaires, il faut citer bien entendu une demande d’annulation des dispositions du PLU qui protège la cour, encadre drastiquement les possibilités de construction, et prévoit la réalisation dans la Ferme d’un équipement de proximité.
Comme vous le savez, la Soferim n’a pas obtenu gain de cause sur ce dernier point, mais la Ville doit étayer son refus e permis de construire. Je ne reprendrai pas les aspects juridiques du dossier, vous les connaissez aussi bien que moi. Les dispositions du Plan Local d’Urbanisme (PLU), confirmées par la Justice, interdisent bel et bien au promoteur de réaliser son projet sur le site.
Je rappelle également que, en janvier 2008 et comme je l’avais souhaité, la Ville de Paris a refusé une nouvelle demande de déclaration de travaux introduite par le promoteur.
Je me réjouis enfin de la grande victoire remportée par le Collectif en octobre dernier : un jugement qui interdit au promoteur d’implanter des fondations modernes dans le monument historique souterrain. Cela revient à interdire toute construction nouvelle sur le site de la carrière.
Au point où nous en sommes, je ne reviendrai pas sur les multiples courriers que j’ai envoyés, toujours en concertation étroite avec le Collectif, aux Ministres de la Culture successifs, aux Préfets de Région, à la DRAC et autres instances de l’Etat, responsables du respect de la protection du site.
Quelles vont être vos actions, afin que ce patrimoine du 14e puisse être définitivement sauvé ?
Comme je l’ai déjà évoqué, je suis attaché à deux aspects de ce patrimoine : d’une part bien entendu le patrimoine historique proprement dit (les carrières médiévales, l’aqueduc, la ferme, le porche du 26, l’espace vert intérieur…), d’autre part l’héritage « moral ». J’entends par là celui de l’abbé Keller en faveur des démunis, et le message de l’abbé Pierre qui, peu avant sa mort, a honoré l’invitation du Collectif et nous a rappelé, sur place, notre devoir envers les mal logés.
Si je suis de nouveau élu Maire du 14ème, soyez donc assurés que je continuerai à vos côtés le combat engagé pour la sauvegarde du patrimoine historique et social de la Ferme de la Tombe Issoire.
L’acquisition par la Ville de Paris et la restauration du site du 26-30 de la rue de la Tombe Issoire figurent dans mon programme pour le quartier Montsouris. Nous y réaliserons des logements sociaux et un équipement culturel de proximité.
Je continuerai de me battre avec vous demain comme je l’ai fait hier pour sauver ce site et y réaliser le lieu de convivialité dont le quartier a tant besoin. Et je puis vous assurer que Bertrand Delanoë, qui nous a apporté son soutien indéfectible, n’a pas changé de position, lui non plus. Nous le trouverons à nos côtés pour peser de tout son poids.
Il faut souhaiter qu’au lendemain des élections municipales, les Parisiennes et les Parisiens nous ayant à nouveau fait confiance, le propriétaire-promoteur entende enfin raison afin de parvenir à un accord avec la Ville en vue de la réalisation de notre projet.
J’ajoute que celui-ci donnera lieu bien entendu à une concertation avec le Collectif, le Conseil de quartier, les associations et les habitants concernés.
16:55 Ecrit par Le Collectif dans Qu’en pensent les politiques ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre castagnou, parti socialiste, ferme, montsouris, carrière, carrières, port mahon
vendredi, 29 février 2008
Les élections municipales et la Ferme de Montsouris
Les principaux candidats aux prochaines élections municipales dans le 14e arrondissement sont par ordre alphabétique :
- Marie-Claire Carrère-Gée pour l’UMP,
- Pierre Castagnou pour le PS et le PC,
- René Dutrey pour les Verts,
- Patrice Maire pour Monts 14,
- Marielle de Sarnez pour le Modem et
- Pierre Vallet pour le Nouveau Centre.
Comme lors des élections précédentes (où vous avez été plusieurs milliers à venir sur notre blog, pour lire leurs réponses) le Collectif s’entretiendra avec ces candidats en leur posant deux questions.
11:36 Ecrit par Le Collectif dans Histoire d'une lutte 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ferme, montsouris, carrière, carrières, port mahon, tombe issoire, collectif
mercredi, 06 juin 2007
Un patrimoine dans la presse
15:20 Ecrit par Le Collectif dans Articles de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carrière de port mahon, carrière du chemin de port mahon, carrière, carrières, port mahon, ferme de montsouris, ferme montsouris
dimanche, 20 mai 2007
La préservation de ce patrimoine intéresse les Allemands
Ce 19 mai, la radio DLF (l’équivalent allemand de France Culture) a diffusé une émission sur les sous-sols de Paris et sur la carrière du chemin de Port-Mahon :
« Des amoureux des monuments historiques se battent contre une importante entreprise de construction pour la conservation d'une carrière souterraine, unique dans son genre, et pour la sécurité des habitants du quartier. »
(Denkmalschützer kämpfen gegen Baulöwen um den Erhalt eines einzigartigen Steinbruchs unter der Erde und um die Sicherheit der Anwohner darüber.)
La suite est sur :
http://www.dradio.de/download/67718/
14:45 Ecrit par Le Collectif dans Articles de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dlf, carrière, carrières, port-mahon, chemin de port-mahon
lundi, 05 mars 2007
Stratégie de communication de la Soferim
Au début...
Cette stratégie était :
Les travaux n’atteignent pas la carrière.
En effet dans le Parisien du 16 février 2007, la Soferim affirmait :
« Nous avons fait attention à ce que les sondages ne descendent pas jusqu’au niveau des carrières. »
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6 jours plus tard...
La 2e stratégie était :
Les photos ne sont pas authentiques.
Le 23 février, toujours dans le Parisien, le promoteur affirmait :
« Nous n’avons aucune preuve que ces photos représentent nos carrières qui sont une propriété privée et donc inaccessibles au public ».
Pourtant, la veille, le 22 février, l’Inspection Générale des Carrières était descendue dedans et avait bien confirmé la véracité des photos.
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3 jours plus tard...
La 3e et dernière stratégie était :
Il n’y a aucune dégradation, sinon l’IGC l’aurait signalée.
Le 26 février, sur la télévision Paris Cap’, la Soferim :
« se défend de toute dégradation et n’a reçu aucune plainte de l’Inspection Générale des Carrières ».
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Le 5 mars 2007, avec le recul, les faits sont là :
1) Le promoteur a transpercé les carrières.
2) Les a endommagées.
3) Les photos sont bien celles des dégâts.
4) L’Inspection Générale des Carrières a confirmé tout cela.
18:38 Ecrit par Le Collectif dans Histoire d'une lutte 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carrières, carriere, port-mahon, monument historique, soferim
vendredi, 23 février 2007
Aujourd'hui article dans Le Parisien sur les dégâts du chantier
09:40 Ecrit par Le Collectif dans Articles de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ferme, port-mahon, carrières, rue de la tombe-issoire, ministère de la culture, soferim
dimanche, 18 février 2007
L’expert l’avait annoncé... ça a eu lieu
Le chantier du promoteur a endommagé un des piliers médiévaux.
Nous n’avons cessé de l’annoncer, mais le Ministère de la Culture a préféré faire la sourde oreille et autoriser ces travaux.
On voit le résultat.
Le 14 février, avant même d’en être averti, le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait demandé au Préfet de Police « de prendre toutes les mesures adaptées pour préserver la sécurité des personnes et des biens », l’alertant sur « les risques d’effondrement et de dégradation de la carrière liés à ces travaux. »
Imaginons ce qui se serait passé, si l’entreprise avait, comme il est prévu dans l’opération immobilière, foré les piliers mitoyens ?
Les voisins sont aux premières loges.
A présent que les faits sont là, va-t-on enfin prendre en considération les expertises d’Aimé Paquet ?
Le Tribunal Administratif, dans son jugement du 9 juin 2005, avait pourtant conclu que :
« les travaux envisagés constituent pour le monument historique une menace de dénaturation définitive »
On n’en a tenu aucun compte.
Dans le Parisien de vendredi dernier :
« pour ces travaux de sondage, le Ministère de la Culture nous a donné son aval, explique Christine Phal, responsable de la communication à la Soferim. Ces forages nous ont permis de vérifier la qualité et la profondeur du terrain. Nous avons fait attention à ce que ces sondages ne descendent pas jusqu’au niveau des carrières. »
Outre que l’on frise le ridicule (« nous avons fait attention à ce que ces sondages ne descendent pas jusqu’au niveau des carrières »), le promoteur lâche le pot aux roses : ces travaux n’étaient pas destinés à entretenir le Monument Historique, mais à « vérifier la qualité » du terrain.
C’est-à-dire que le promoteur a procédé à des tests pour tenter de prouver qu’il pouvait implanter des pieux de béton sans endommager les piliers médiévaux.
Et, les faits ont prouvé le contraire !
Le Ministère de la Culture a-t-il autorisé ces tests ?
Etait-il au courant de ces tests ?
Il faut considérer ce Monument Historique, à l’exemple de Notre-Dame de Paris :
Il est dangereux de jucher sur son toit des bulldozers.
Il est dangereux de taper dans ses murs à l’aide de ces mêmes bulldozers.
Il est dangereux de perforer les piliers qui la soutiennent.
Mais, si l’on ne vient pas ainsi la fragiliser, Notre-Dame pourra continuer d’accueillir des milliers de visiteurs en toute sécurité.
A présent, va-t-on arrêter les frais ?
Ou va-t-on continuer d’autoriser le promoteur à ébranler les piliers médiévaux qui soutiennent le sol et qui soutiennent les voisins ?
Nous posons cette question au Ministre de la Culture.
21:15 Ecrit par Le Collectif dans Histoire d'une lutte 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ministre de la culture, monument historique, carrière, carrières, port-mahon, promoteur, soferim
lundi, 12 février 2007
Le chantier vient d'être arrêté
Aujourd’hui, le chantier de Sobesol-Simecsol, pour le compte de la Soferim, n’a pas repris. Les engins de chantier ont quitté le site.
Ces travaux étaient autorisés par le Ministère de la Culture, en application de l’article L 621-10 du Code du Patrimoine. Pourtant, cet article ne permet au Ministère que d’autoriser des « travaux d'entretien, de réparation ou de restauration » d’un Monument Historique.
Etait-on bien, ici, dans le cadre de « travaux d’entretien, de réparation ou de restauration » ?
On peut se poser la question.
D’autant que l’avis de l’expert, du 25 janvier dernier, précisait que ces travaux, bien loin de l’entretenir, ne pouvaient qu’avoir un « caractère néfaste » sur le Monument Historique.
17:33 Ecrit par Le Collectif dans Histoire d'une lutte 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sobesol, simecsol, soferim, ministère de la culture, monument historique, carrière, carrières
mercredi, 07 février 2007
Le Ministre de la Culture était informé dès octobre 2006
Georges Viaud, Président de la Société d’Histoire et d’Archéologie du 14e arrondissement, a rencontré personnellement le Ministre de la Culture, Renaud Donnedieu, de Vabres, le 3 octobre 2006.
Il l’avait alors déjà informé des menaces qui planaient sur le Monument Historique.
Le Ministre de la Culture lui avait affirmé que son cabinet allait s’occuper directement de ce dossier.
On attend toujours...
15:35 Ecrit par Le Collectif dans Histoire d'une lutte 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ministre de la cuture, renaud donnedieu de vabres, carrière, carrières, port-mahon, monument historique





