dimanche, 04 juin 2006
La Maison de Chateaubriand
Le Collectif de Port-Mahon et de la Ferme de Montsouris a été amené à s’intéresser à un autre projet immobilier de Bertrand de Feydeau, pour le compte de l’Archevêché de Paris.
En effet, non loin de la Ferme de Montsouris, au 92, avenue Denfert-Rochereau, se trouve l’Infirmerie Marie-Thérèse léguée par René de Chateaubriand.
Le dossier de la Ferme de Montsouris et celui de la Maison de Chateaubriand se ressemblent étonnamment :
En ces lieux, flotte l’atmosphère du romantisme, échappé miraculeusement du béton.
Ces lieux ont été légués à l’Archevêché avec une charge perpétuelle qui n’est pas respectée.
Dans la donation (devant Auguste-Louis Robin, notaire à Paris, les 25 et 26 avril 1828), Monsieur et Madame de Chateaubriand « voulant assurer à l’établissement de l’Infirmerie Marie Thérèse par eux fondé une existence stable capable de perpétuer les services qu’il rend aujourd’hui ... La présente donation est faite aux charges et conditions suivantes : Les unes permanentes fourniront la règle perpétuelle de l’établissement, les autres transitoires n’auront d’effet que jusqu’au décès de Mr et Me de Chateaubriand. Charges et conditions permanentes : 1° La maison de retraite de Marie Thérèse est exclusivement destinée à recevoir des ecclésiastiques âgés ou infirmes, ou malades ».
Cette charge perpétuelle est-elle compatible avec la construction de « 2 bâtiments de 5 étages sur 2 niveaux de sous-sol pour l’un des bâtiments et 6 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’habitation », comme on peut le lire dans la demande de permis de construire n° 0750 014 05 V 0042 déposée par la Cogedim ?
C’est pourquoi, avec des membres de la famille de Chateaubriand et avec le Président de la Société Chateaubriand, nous demandons à ce que les termes de la donation soient respectées et que ce patrimoine soit préservé.
Lors des Journées du patrimoine, samedi 16 et dimanche 17 septembre 2006, la Société Historique et Archéologique du 14e arrondissement, membre du Collectif, fera visiter gratuitement, ce site exceptionnel.
Bibliographie :
- Canard enchaîné du 22/03/06.
12:10 Publié dans Maison de Chateaubriand | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maison, chateaubriand, maison de chateaubriand, infirmerie marie-thérèse, 75014, collectif
jeudi, 01 juin 2006
Articles parus dans la revue Archéologia
Archéologia n°405 Novembre 2003
Une ferme dans la tourmente
Archéologia n°408 Février 2004
Vers la destruction annoncée des carrières médiévales de Port-Mahon
Archéologia n°410 Avril 2004
Port-Mahon est sauvé
Archeologia n°420 Mars 2005
L’affaire de la Ferme Montsouris
Archeologia n°422 Mai 2005
L’affaire de la ferme Montsouris et de la carrière de Port-Mahon est enfin réglée ?
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22:55 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ferme, montsouris, port-mahon, carrière, tombe-issoire, 75014, archeologia
Le Collectif a pour objet
La préservation du bâti, du sol et du tréfonds des parcelles sises au 26-28-30 rue de la Tombe Issoire et 15-15bis-17 villa Saint-Jacques à 75014 Paris.
En outre, il a vocation d’assurer la continuité de l’œuvre sociale et culturelle initialement entreprise par l’Abbé Keller.
22:35 Publié dans Objet du Collectif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ferme, montsouris, port-mahon, carrière, tombe-issoire, 75014, collectif
La Ferme de Montsouris
Cette propriété du faubourg Saint-Jacques est caractéristique des établissements agricoles de ville que l’on appelait fermes de nourrisseur ou vacheries.
Ne jouissant pas de pâturage, son fourrage venait de la banlieue, afin de nourrir les bêtes à l’étable et de proposer du lait frais aux Parisiens et aux Montrougiens.
La Ferme de Montsouris conserve son ancien cellier voûté en cintre surbaissé, aux proportions étonnantes.
La présence de la Pendule à Salomon, tant sur la charpente de la ferme que sur celle de la maison de rapport sur rue, indique qu'il s'agit d'une oeuvre des Compagnons.
22:30 Publié dans Description du lieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ferme, montsouris, ferme de montsouris, tombe-issoire, 75014, collectif
La carrière du chemin de Port-Mahon ou des Hospitaliers de Saint Jean
La carrière de Port-Mahon est la dernière carrière médiévale qui nous soit parvenue intacte.
Menacé par le béton, ce Monument Historique est pourtant l'ultime chance qu'ont les Parisiens de conserver en l'état, celui du Moyen Age, une exploitation de pierre à bâtir.
Les puits de béton (de 60 cm à 1 m 20 de largeur), que le promoteur aimerait voir perforer la carrière afin de fonder les immeubles neufs prévus, posent un problème technique aux répercussions encore inconnues. Les services de l’ Inspection Générale des Carrières n’ont été consultés, à propos de cette technique, que sur la résistance des puits de béton à la pression verticale envisagée, mais aucun ingénieur n’avait vérifié la résistance des piliers médiévaux eux-mêmes à une telle perforation.
C’est pourquoi nous avons commandé une telle expertise à A. Paquet, consultant réputé.
Sa réponse est : « Nous vous confirmons [...] notre grand pessimisme concernant la stabilité de la carrière, voire sa ruine complète, si les travaux sont entrepris tel que conçus d’après les documents remis. »
Pourquoi risquer un tel effondrement et ce en pleine ville, avec des immeubles habités au bord ?
22:25 Publié dans Description du lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : port-mahon, carrière, carrières, carrière de port-mahon, tombe-issoire, 75014, collectif
Les Hospitaliers de Saint-Jean
Du 12e au 18e siècle, le seigneur de la Tombe-Issoire fut le Commandeur des Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean.
Cet ordre religieux et militaire est devenu au 16e siècle l'ordre de Malte.
Les carrières du fief de la Tombe-Issoire dépendaient donc des Hospitaliers.
Voir :
http://www.ordredemaltefrance.org/
http://www.orderofmalta.org/storia.asp?idlingua=3
22:15 Publié dans Description du lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : port-mahon, carrière, tombe-issoire, 75014, collectif, hospitaliers, saint jean
Projet de centre polyvalent
La Ferme de Montsouris - site où l’histoire a aimé à passer et repasser, a laissé sa trace - n’est-elle pas naturellement destinée à devenir un lieu de culture et d’utilité publique, où les associations et où les Parisiens se rencontreront, pour apprendre leur histoire, mais aussi pour renouer les liens sociaux directement issus de cet héritage.
Il est impératif de mettre en valeur les diverses richesses patrimoniales du site.
Ces orientations peuvent se résumer ainsi :
Culturelles et patrimoniales :
- aqueduc Gallo-Romain
- carrières classée Monument Historique
- ferme et cellier
- charpente des Compagnons
- chemin de Saint-Jacques de Compostelle
- arts et spectacles
Sociales, éducatives et associatives :
- activités éducatives
- activités sociales
- réinsertion de jeunes
- ferme pédagogique
- maison des associations.
Ce centre polyvalent couvrira plus de 2 700 m², à 250 m de la gare RER Denfert-Rochereau.
22:15 Publié dans Les solutions sont là ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ferme, montsouris, port-mahon, carrière, tombe-issoire, 75014, collectif
L'Abbé Keller (1894-1986), l'ancien propriétaire du site
En 1934, la Fondation des Berceaux du Souvenir, fondée et dirigée par l’Abbé Keller, est reconnue d’utilité publique, avec le bénéfice de la clause charitable. En 1953, cette fondation, qui devient majoritaire dans la Société Immobilière du Lion de Belfort, développe aux 26-28 rue de la Tombe-Issoire et 15-17 villa Saint-Jacques, des logements pour des personnes de condition modeste et des activités du Centre d’œuvres de jeunesse. Le rapport de l’assemblée générale de la SI Le Lion de Belfort, en 1969, traduit les volontés de l’Abbé Keller, Président-Fondateur : " Ce sont des préoccupations d’ordre social et philanthropique qui expliquent que la Société se soit abstenue de tirer des locaux le profit financier qui lui était offert avec insistance, et récemment encore, par un promoteur. "
A sa mort, l’Association Diocésaine hérite des 56 parts qui étaient encore détenues par l’Abbé Keller dans la SCI Le Lion de Belfort, « à charge par elle de mettre à la disposition de la paroisse St Dominique le terrain et les locaux qui lui sont actuellement affectés » (testament olographe fait à Paris le 17 juin 1982 et déposé chez M° François Diot à Paris. Ce terrain correspond notamment à la grande cour de ferme du 26-28, rue de la Tombe-Issoire).
22:00 Publié dans Abbé Keller | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : abbé, keller, testament, archevêché, berceaux du souvenir, 75014, SCI Lion de Belfort
Les principaux acteurs du dossier
Bertrand Delanoë : Maire de Paris
(c'est son cabinet qui s'occupe directement de cette affaire).
Renaud Donnedieu de Vabres : Ministre de la Culture
(là aussi, c'est son cabinet qui s'occupe directement de cette affaire).
Bertrand de Feydeau de Saint Christophe : directeur général des affaires économiques de l’archevêché de Paris
(ancien PDG d’AXA Immobilier, administrateur de Gecina et de Klépierre, etc.).
Jean Papahn : président de la Soferim
(il tente de réaliser une opération immobilière sur ce site).
00:05 Publié dans Principaux acteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Bertrand Delanoë, Renaud Donnedieu de Vabres, Bertrand de Feydeau, Jean Papahn, tombe issoire, carrière, port mahon
mardi, 30 mai 2006
L'aqueduc gallo-romain
L'aqueduc gallo-romain a été retrouvé dans le sol de la cour de la ferme par Didier Busson, archéologue de la Commission du Vieux Paris, lors de fouilles en mai 1992.
Cet aqueduc de Lutèce qui apportait l'eau aux Thermes de Cluny est dans le sol et le sol est classé.
Le projet immobilier ne tenait aucun compte de sa présence. Un immeuble de 5 étages était prévu à son emplacement.
22:55 Publié dans Description du lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aqueduc, gallo romain, romain, archeologie, 75014, tombe issoire, carrière
Le Pavillon Troubadour
Sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), le style néo-gothique ou Troubadour n’a laissé que de rares exemples dans les faubourgs.
De cette époque, le charmant petit pavillon du 15, villa Saint-Jacques, avec son architecture symétrique, son perron, son chambranle des fenêtres, ses pilastres, ses hauts-reliefs figurant deux couples dont l’un s’observe et l’autre s’ignore, son profil du roi François Ier sur les ferronneries, est une fantaisie unique évoquant de manière romantique la Renaissance.
La Commission du Vieux Paris a souligné, en 1999, " son originalité architecturale " et a souhaité qu’il soit conservé.
20:30 Publié dans Description du lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pavillon, troubadour, villa saint jacques, commission du vieux paris, 75014, collectif


