dimanche, 18 février 2007
L’expert l’avait annoncé... ça a eu lieu
Le chantier du promoteur a endommagé un des piliers médiévaux.
Nous n’avons cessé de l’annoncer, mais le Ministère de la Culture a préféré faire la sourde oreille et autoriser ces travaux.
On voit le résultat.
Le 14 février, avant même d’en être averti, le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait demandé au Préfet de Police « de prendre toutes les mesures adaptées pour préserver la sécurité des personnes et des biens », l’alertant sur « les risques d’effondrement et de dégradation de la carrière liés à ces travaux. »
Imaginons ce qui se serait passé, si l’entreprise avait, comme il est prévu dans l’opération immobilière, foré les piliers mitoyens ?
Les voisins sont aux premières loges.
A présent que les faits sont là, va-t-on enfin prendre en considération les expertises d’Aimé Paquet ?
Le Tribunal Administratif, dans son jugement du 9 juin 2005, avait pourtant conclu que :
« les travaux envisagés constituent pour le monument historique une menace de dénaturation définitive »
On n’en a tenu aucun compte.
Dans le Parisien de vendredi dernier :
« pour ces travaux de sondage, le Ministère de la Culture nous a donné son aval, explique Christine Phal, responsable de la communication à la Soferim. Ces forages nous ont permis de vérifier la qualité et la profondeur du terrain. Nous avons fait attention à ce que ces sondages ne descendent pas jusqu’au niveau des carrières. »
Outre que l’on frise le ridicule (« nous avons fait attention à ce que ces sondages ne descendent pas jusqu’au niveau des carrières »), le promoteur lâche le pot aux roses : ces travaux n’étaient pas destinés à entretenir le Monument Historique, mais à « vérifier la qualité » du terrain.
C’est-à-dire que le promoteur a procédé à des tests pour tenter de prouver qu’il pouvait implanter des pieux de béton sans endommager les piliers médiévaux.
Et, les faits ont prouvé le contraire !
Le Ministère de la Culture a-t-il autorisé ces tests ?
Etait-il au courant de ces tests ?
Il faut considérer ce Monument Historique, à l’exemple de Notre-Dame de Paris :
Il est dangereux de jucher sur son toit des bulldozers.
Il est dangereux de taper dans ses murs à l’aide de ces mêmes bulldozers.
Il est dangereux de perforer les piliers qui la soutiennent.
Mais, si l’on ne vient pas ainsi la fragiliser, Notre-Dame pourra continuer d’accueillir des milliers de visiteurs en toute sécurité.
A présent, va-t-on arrêter les frais ?
Ou va-t-on continuer d’autoriser le promoteur à ébranler les piliers médiévaux qui soutiennent le sol et qui soutiennent les voisins ?
Nous posons cette question au Ministre de la Culture.
21:15 Publié dans Histoire d'une lutte 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ministre de la culture, monument historique, carrière, carrières, port-mahon, promoteur, soferim
vendredi, 16 février 2007
Article dans Le Parisien aujourd'hui
14:35 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : port-mahon, ferme montsouris, forages, parisien, soferim, carrière
mardi, 13 février 2007
La Carrière du chemin de Port-Mahon et la Ferme de Montsouris au Moulin à Café
Jeudi 15 février 2007 à 20h15
Projection de films et présentation du site
(possibilité de venir dîner avant, vers 19h, sur place, pour un prix modique)
Moulin à Café
9, place de la Garenne, 01-40-44-87-55, M° Pernety
(accès par la place Moro Giafferi ou par la rue du Moulin des Lapins ou par la rue Sainte-Léonie ou encore par le jardin du Château ouvrier 69-71, rue Raymond Losserand)
11:35 Publié dans Nos manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carrière du chemin de port-mahon, ferme de montsouris, moulin à café
lundi, 12 février 2007
Le chantier vient d'être arrêté
Aujourd’hui, le chantier de Sobesol-Simecsol, pour le compte de la Soferim, n’a pas repris. Les engins de chantier ont quitté le site.
Ces travaux étaient autorisés par le Ministère de la Culture, en application de l’article L 621-10 du Code du Patrimoine. Pourtant, cet article ne permet au Ministère que d’autoriser des « travaux d'entretien, de réparation ou de restauration » d’un Monument Historique.
Etait-on bien, ici, dans le cadre de « travaux d’entretien, de réparation ou de restauration » ?
On peut se poser la question.
D’autant que l’avis de l’expert, du 25 janvier dernier, précisait que ces travaux, bien loin de l’entretenir, ne pouvaient qu’avoir un « caractère néfaste » sur le Monument Historique.
17:33 Publié dans Histoire d'une lutte 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sobesol, simecsol, soferim, ministère de la culture, monument historique, carrière, carrières



