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jeudi, 13 juin 2013

Dimanche 23 juin

 

Dimanche 23 juin 2013

à 11 heures

 

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Réunion d'information sur la ferme de Montsouris et la carrière médiévale du chemin de Port-Mahon.


Suivie d'une balade historique gratuite dans le quartier.


Plusieurs élus de l'arrondissement seront présents.

 

Point de départ devant le 15, villa Saint-Jacques (75014, M° Saint-Jacques) à 11 heures.

lundi, 10 juin 2013

Le loup sort du bois

 

Lors du référé du 2 avril dernier, le promoteur et le ministère de la Culture ont assuré solanellement, devant le Juge, que leurs travaux n'étaient pas destinés à supporter un radier pour une opération immobilière. L'architecte des monuments historiques n'hésitait pas à certifier que ce n'était qu'une restauration et rien d'autre (une restauration bien originale puisqu'il s'agit d'ajouter des éléments totalement étrangers à une carrière médiévale : gros piliers maçonnés, murs maçonnés, comblement de ciment,  etc.).

Quelques jours plus tard, le promoteur a bien sûr fait volte-face.

Le 27 mai, ce dernier a en effet déposé une nouvelle demande de travaux (AC 075 114 13 V 0044) dont l'objet est : "Travaux en infrastructure (terrassement et fondations par radier) et superstructure (ensemble immobilier)".

Ce que nous disions pendant le référé était juste : l'objet de ces travaux n'est pas de restaurer le monument historique, mais bien de réaliser des fondations pour une opération immobilière.

Et c'est pour que cette spéculation immobilière puisse se faire, que le monument historique va être défiguré, avec l'aval de la Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

Le faux effondrement disparaît du dossier

 

L'instruction se poursuit au Tribunal Administratif (la Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, et le promoteur n'ayant gagné, contre nous, que le référé).

Les avocats de la Ministre de la Culture et du promoteur viennent de produire leurs écritures pour ce contentieux.

Et là, surprise, l'affaissement qui était jusque-là présenté comme un effondrement de la carrière qui « aurait pu causer un sinistre majeur dans le quartier » (selon l'architecte en chef des monuments historiques) a disparu.

Dans ces écritures, qui détaillent pourtant tout le dossier, les avocats ne font plus aucune allusion à ce terrible accident. Ce dernier a cependant permis, le 2 avril dernier, à la ministre et au promoteur de gagner leur référé...

Rappelons ce que disait pourtant l'architecte en chef des monuments historiques, juste avant l'audience du référé :

"La dangerosité actuelle est évidente : il en va de la sécurité des personnes et des biens".

 

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Une fois le référé passé, ce mystérieux effondrement s'est évanoui dans les airs...

Il n'est pas impossible que le dernier article dans Le Parisien y soit pour quelque chose.

 

Rappelons que l'organisme compétent en la matière, l'IGC (Inspection Générale des Carrières) n'a expertisé à propos de cet évenement qu'un simple tassement de remblais dans un ancien puit à eau, sans aucun lien avec la carrière.

 

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Rappelons que c'est ce même architecte en chef des monuments historiques qui a signé la demande d'autorisation de travaux et surtout qui a instruit tout le dossier à la DRAC.

Rappelons enfin que cet architecte en chef des monuments historiques n'était curieusement plus en fonction depuis 2011 (voir l'arrêté de janvier 2011).

Dès lors, on peut s'interroger sur la manière dont ce dossier a été instruit.

 

Malgré toutes ces bizarreries, la Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, refuse de suspendre cette autorisation de travaux, ce qui serait une mesure simple en attendant que la justice se prononce.

Selon Le Parisien, cette opération immobilière va rapporter pas moins de 60 millions d'euros.