samedi, 02 novembre 2013
La Ville affirme acheter une parcelle de 1 420 m²
Il y a deux jours, nous avons publié, ici même, l'exposé des motifs, tel qui a été donné aux conseillers d'arrondissement. Ce texte permet aux conseillers de prendre connaissance des détails de la délibération, afin de pouvoir voter en connaissance de cause au Conseil d'arrondissement, lundi prochain.
Dans cet exposé des motifs (page 2, 34e ligne), il est affirmé que la Ville achète un terrain d'une superficie de 1 420 m², ce qui est faux.
Nous avons pu nous procurer deux autres documents qui le prouvent.
Il s'agit d'une part d'un plan (provenant du géomètre du promoteur lui-même) montrant la partie réellement achetée par la Ville (en rose sur ce plan), on peut y constater que le terrain qui serait acquis ne fait en réalité qu'un peu plus de 700 m².
Il s'agit d'autre part d'une lettre du Domaine qui indique, sans ambiguïté (page 1), que la surface achetée est de 710,20 m² !
Bref, la Ville n'achèterait pas ce terrain au prix déjà élevé de 4 225 €/m², mais au prix astronomique de :
6 millions / 710,20 m = 8 448 €/m² !
Et à ce prix-là, la Ville n'achète même pas tout le sous-sol de la parcelle...
Afin d'avoir un point de comparaison, rappelons que dans le 14e, la Ville vient d'acheter un terrain de 13 000 m² à l'hôpital Broussais pour 40 millions d'€.
Cela fait donc à Broussais : 3 077 €/m², c'est-à-dire le prix du marché.
Mais, rue de la Tombe-Issoire, c'est 275 % plus cher !
Bien entendu à ce prix là, le terrain de Broussais est constructible (la Ville achète également tout le sous-sol) et la Ville va pouvoir y aménager environ 340 logements, 66 places de crèche et une EHPAD de 112 lits (article du Point).
Les 6 millions d'euros que la Ville veut offrir au promoteur
En 2005, à la demande de Pierre Castagnou, le Domaine avait estimé le terrain tout entier, c'est-à-dire 2 730 m² à 13 350 000 €.
Soit en 2005 : 4 890 €/m².
En 2007, toujours à la demande de Pierre Castagnou, le Domaine avait estimé ces 2 730 m² à 9 millions d'€, comme on peut le vérifier, en relisant le voeu du conseil d'arrondissement de mars 2007 sur le site de la Mairie.
Soit en 2007 : 3 300 €/m².
Or, aujourd'hui, pour l'achat annoncé de 1 420 m² (sans l'achat de tout le sous-sol), le Domaine estime à 6 millions d'€.
Soit en 2013 : 4 225 €/m².
Cette considérable surévaluation (sans aucune raison avancée) permet à la Ville de donner 6 millions d'€ au promoteur.
En réalité, cette surévaluation est bien plus plus considérable, comme nous allons le montrer dans le texte plus haut...
vendredi, 01 novembre 2013
Les Verts demandent la réouverture de la ferme, plutôt qu'un projet immobilier
09:01 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ferme de montsouris, ferme montsouris, carrières port mahon, carrières du chemin de port mahon, rue tombe issoire
jeudi, 31 octobre 2013
La Ville n'achète pas le monument historique
Selon le curieux arrangement avec le promoteur immobilier, la Ville ne sera pas propriétaire de la partie classée monument historique.
Le libellé de la délibération, qui va être soumise au vote du prochain conseil d'arrondissement (le lundi 4 novembre à 19 heures à la Mairie du 14e) est sans ambiguïté à ce sujet. Le promoteur immobilier restera propriétaire du « volume 3 », ce dernier volume étant défini comme le sous-sol « correspondant à la carrière classée ».
La Ville deviendrait donc propriétaire de deux bâtiments, sans être propriétaire de tout le sous-sol de la parcelle.
Le Collectif d'associations donnera une conférence de presse, devant la mairie du 14e, le lundi 4 novembre à 17h30, juste avant le conseil d'arrondissement qui décidera de cet achat original.
Pour signer la pétition
Le Conseil de quartier Montsouris-Dareau a mis en ligne une pétition intitulée : "il faut sauver les carrières médiévales sous la dernière ferme".
mardi, 29 octobre 2013
Un curieux arrangement
Des documents de l'Hôtel de Ville, que l'on vient de nous apporter, précisent les détails de l'accord que nous avions révélé dès le 13 septembre.
Le promoteur vend à la Ville : la grange et le Pavillon Troubadour, à l'exception notable de la partie de la carrière qui se trouve en dessous.
Ce projet, comme tous les précédents, comporte donc toujours la défiguration de l'ensemble de la carrière souterraine, pourtant protégée au titre des monuments historiques.
En surface, le promoteur détruit l'ancien immeuble sur rue (la façade du côté ville de la Ferme de Montsouris), la cour de ferme disparaît sous l'immeuble de 9 étages du promoteur, ce dernier détruit également l'aqueduc Gallo-Romain de Lutèce, la Ville quant à elle détruit la grange et le Pavillon Troubadour...
Quel est l'intérêt de ce montage financier ?
- Pour les défenseurs du patrimoine il est nul, puisque l'ensemble du monument historique est défiguré et puisque l'ensemble des bâtiments de ferme sont détruits.
- Pour les Parisiens qui ne s'intéressent pas au patrimoine, l'opération est exorbitante :
6 millions d'euros (le coût de l'achat par la Ville)
+ 2,5 millions d'euros (le coût estimé de la construction d'un bâtiment neuf à la place de l'ancienne grange)
+ 2 millions d'euros (le coût de la construction d'un bâtiment neuf à la place de l'ancien pavillon Troubadour)
= 10,5 millions d'euros (chiffres annoncés par la Ville elle-même dans ses documents).
Le cadeau financier au promoteur s'élève à :
plus de 60 millions d'euros (estimation faite par le journal Le Parisien du chiffre d'affaire de l'opération immobilière pour le promoteur)
+ 6 millions d'euros donnés par la Ville
= plus de 66 millions d'euros de chiffre d'affaire.
Ajoutons, pour ôter toute ambiguïté, que notre propos n'est nullement partisan, nous connaissons des personnalités socialistes ou sympathisantes qui sont scandalisées par cette affaire.
On espère qu'à ce prix, le promoteur remerciera les personnes qui le soutiennent.












